Dans le corps de Bartali coule du sang, dans celui de Coppi coule de l’essence (Curzio Malaparte)

Dans le corps de Bartali coule du sang, dans celui de Coppi coule de l’essence (Curzio Malaparte)

Le grand Malaparte était aussi un passionné de cyclisme. En 1947, il a écrit pour un journal français, Sport Digest, ce superbe portrait, publié jute avant le Tour de France. Cette année là, Fausto Coppi est déjà considéré comme le meilleur coureur de tous le temps. Gino Bartali, vainqueur du Tour de France en 1938, le gagnera à nouveau en 1948. L’un représente l’aristocratie, l’autre le peuple. L’un est un pur sang, l’autre un valeureux guerrier. Ils sont les deux visages de cette Italie qui n’aime rien tant que d’opposer ses différences pour mieux se ressembler : Visconti et Fellini, Rivera et Mazzola, Sophia Loren et Gina Lollobridgida, Coppi et Bartali….

Quand un grand écrivain plonge au coeur de son pays à travers deux légendes nationales, cela nous offre un texte magique, d’une intelligence et d’une beauté rares. Avec, comme une prémonition, cette phrase si moderne soixante ans plus tard : «Dans le corps de Bartali coule du sang, dans celui de Coppi coule de l’essence.»

(Texte extrait de Les deux visages de l’Italie : Coppi et Bartali sur Amazon)

Fausto Coppi
Fausto Coppi

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